Pont-l’Évêque, ancien carrefour commercial au cœur d’une région de tradition laitière
L’Origine
Le nom de la localité est attesté sous les formes Pons Episcopi au XIIe siècle et Pont le Vesque en 1297 . La tradition veut qu’elle tienne son nom d’un pont que l’un des évêques de Lisieux aurait fait bâtir. Une autre version de l’origine du nom de la ville explique que la cité s’appelait « Pont les vaches », se prononçant en patois « Pont les vaques » et qui au fil du temps serait devenu Pont-l’Évêque.
Au Moyen Âge, la ville devient un important siège administratif de la vicomté d’Auge. Occupée par les Anglais pendant le XVe siècle
Pont-l’Évêque, touchée par les guerres de Religion, connaît ensuite une ère de calme et de prospérité.
Vers 1768, la ville compte environ 483 feux. Elle est alors le chef-lieu de l’élection de Pont-L’Évêque qui s’étend principalement entre les rivières Touques et Dives couvrant quelque 133 paroisses et communautés pour un total d’environ 8 691 feux. On y retrouve aussi un bailliage, une maîtrise-particulière des eaux et forêts, un couvent de religieuses et une belle église paroissiale dédiée à St-Michel. Fait notable pour l’époque, il s’agit d’une ville ouverte, sans murailles ni château.
Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté successivement les noms de Pont-Châlier, de Pont-Chartier et de Pont-Libre. La commune a été chef-lieu de district de 1790 à 1800 puis sous-préfecture jusqu’en 1926.
La ville est desservie de 1904 à 1933 par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique provenant de Cormeilles, exploitée pour le compte du Département par la Compagnie du chemin de fer d’intérêt local de Cormeilles à Glos Montfort et ext.
À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, le , après trois jours de combat, la ville détruite à 65 % est libérée par les Alliés.
Le , la commune absorbe Coudray-Rabut à la suite d’un arrêté préfectoral du
Établie à la confluence de trois rivières (la Touques, la Calonne et l’Yvie) et à la croisée de deux routes (entre Rouen et Caen, Lisieux et le littoral), Pont-l’Évêque est un point de passage obligé. Logée dans une vallée aux nombreuses prairies, la ville a gardé de son passé de bourg commerçant très actif, un riche patrimoine qu’il est agréable de découvrir le week-end à la faveur de ses marchés de produits fermiers.
Cité de notables
Ville sans muraille et sans garnison, elle tente l’armée anglaise qui s’en empare en 1346, 1417 et s’y implante jusqu’en 1449. Au XVIIe siècle, l’organisation judiciaire de la province en fait le siège administratif de la Vicomté d’Auge. Le prestige de la charge judiciaire attire magistrats, notables et gens de robe qui s’y installent et font édifier de belles demeures avec arrière-cours et jardins que vient souvent border une rivière.
Pont-l’Évêque sous les bombes
Hélas en 1944, la cité est bombardée le 6 juin (quartier Saint-Melaine et quartier du Moulin), incendiée et victime de destructions lors des combats de la libération le 24 août . Les raids ont heureusement épargné le quartier de Vaucelles. Et, vers 1950, la reconstruction s’est effectuée en respectant l’architecture locale.
Ainsi, la cité conserve-t-elle de très beaux îlots d’habitations tout en colombages des XVIe et XVIIe siècles ; ainsi que de belles demeures : le manoir de Martinbosc, l’Hôtel Montpensier (1646) abritant actuellement la Bibliothèque, l’Hôtel de Brilly (1736) où se trouve la Mairie, l’ancien couvent des Dominicaines transformé en Espace Culturel, l’église Saint Michel ou encore l’ancien manoir des Tourailles.
Aujourd’hui, carrefour économique
À dix minutes de la Côte Fleurie, la ville de Pont-l’Évêque, nichée dans la vallée de la Touques, condense tous les charmes de la Normandie : édifices à pans de bois de couleurs sang-de-bœuf, bleu ou vert, cours d’eau en quantité (les trois rivières Touques, Calonne et Yvie) , campagne vallonée et verdoyante, gastronomie locale (le fameux Pont-l’Évêque, le cidre de Normandie). Réputée pour son fleurissement, Pont-l’Évêque a obtenu en 2023 le renouvellement de la 4e fleur du label des villes et villages fleuris.
Bénéficiant d’une situation géographique unique et d’un réseau de transport étendu (autoroute A13, gare SNCF sur la ligne Paris-Deauville, aéroport de Saint-Gatien), la ville de Pont-l’Évêque accueille, pour les week-ends ou les vacances, de nombreux visiteurs appréciant le calme de la campagne, la convivialité de la ville et les multiples activités proposées dans un cadre exceptionnel.
Depuis plusieurs années, la ville s’est engagée dans une dynamique de développement immobilier et commercial ambitieuse, tout en préservant son identité authentique et rurale.
- Gentilé :Pontépiscopien et Pontépiscopienne
- Population : 5116 habitants ( Chiffre Insee 2022)
- Densité : 396h/km2
- Superficie : 12.98 m2